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Tarja Mankkinen: La radicalisation violente est un défi européen commun

Ministère de l´intérieur 10.9.2019 14.11
Édito

La radicalisation violente et l'augmentation de l'extrémisme sont des défis communs à toute l'Europe et constituent une menace transfrontalière. Les groupes d'extrémistes ont pour objectif de semer la peur et l'insécurité, et leurs actions minent la confiance en la société. Les extrémistes violents promeuvent des idéologies contraires aux valeurs fondamentales de l'Union européenne.

Leurs activités affectent, outre les individus et les groupes ciblés, la sécurité et le sentiment de sécurité de nous tous. Dans des cas extrêmes, la radicalisation violente débouche sur des actes terroristes touchant des personnes innocentes et visant à alimenter la peur parmi la population. Pour préserver et renforcer nos valeurs et forces européennes communes, nous devons lutter contre l'extrémisme violent sous toutes ses formes.

Une menace transfrontalière nécessite une coopération transfrontalière

Ces dernières années, les États membres de l'UE ont renforcé de manière significative leur coopération ainsi que l'échange d'expériences concernant les moyens efficaces de prévenir la radicalisation violente. La Commission européenne et les États membres ont préparé ensemble des propositions relatives aux actions prioritaires et aux structures pour la coordination de ces efforts au sein de l'UE. Leur mise en œuvre est en cours.

Le soutien financier de l'UE aux actions préventives est également en hausse: les fonds alloués au réseau Radicalisation Awareness Network (RAN) ont été notamment augmentés (site en anglais).

Conférence sur la prévention de la radicalisation violente: un regard tourné vers l'avenir

La présidence finlandaise du Conseil de l'UE organisera les 17 et 18 septembre 2019, à Helsinki, une conférence intitulée ”Preventing Violent Radicalisation –  Looking to the Future” (Prévenir la radicalisation violente - Regard tourné vers l'avenir). Étant donné que la prévention de la radicalisation violente requiert une large coopération, des représentants des autorités, des experts et des chercheurs venant de nombreux pays ont également été invités. Après les présentations, les participants chercheront à savoir si les mesures prises sont appropriées, si elles ont atteint leur but, quels points peuvent être améliorer et comment se préparer pour l'avenir.

Anticiper, mais aussi évaluer le travail déjà réalisé

L'évolution rapide des menaces posées par l'extrémisme violent est l'un des défis en matière de prévention de la radicalisation. Les groupes d'extrémistes apprennent de nouvelles méthodes les uns des autres, et se servent réciproquement de leurs expériences. Leurs activités peuvent prendre différentes formes. C'est pourquoi les priorités, les pratiques et les méthodes de prévention doivent être sans cesse actualisées. Il importe donc de tourner le regard vers l'avenir et d'écouter les prévisions concernant les évolutions possibles.

Mais il ne suffit pas d'anticiper les développements futurs: il est également essentiel d'analyser les efforts précédents. En Finlande, par exemple, le plan d'action national pour la prévention de la radicalisation violente et de l'extrémisme, consolidé en 2016, a été soumis à une évaluation externe au printemps 2019. Les expériences acquises en matière d'évaluation sont positives. Les évaluations sont encore assez rares, mais devraient devenir toujours plus courantes.

Tarja Mankkinen, responsable de développement, ministère de l’intérieur