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La gestion des migrations repose sur la coopération entre l'UE et ses partenaires

Depuis le début du 21e siècle, les flux migratoires se sont accélérés à l'échelle mondiale. Cette tendance devrait se poursuivre à l'avenir. La gestion des migrations nécessite l'adoption de mesures aux frontières européennes, à l'intérieur et à l'extérieur de l'UE. L'UE doit résolument collaborer avec ses pays partenaires.

Elle veut contribuer à limiter les facteurs engendrant une migration incontrôlée au-delà des frontières européennes. Pour ce faire, les actions visant à améliorer les perspectives d'avenir au niveau local, lutter contre les changements climatiques et éradiquer le chômage des jeunes jouent un rôle important. Les investissements pour l'éducation des filles et des femmes servent eux aussi à contenir la croissance démographique.

Pendant la présidence finlandaise, le groupe à haut niveau "Asile et migration" s'est penché en particulier sur la situation présente et les perspectives d'avenir concernant les différentes routes migratoires, ainsi que sur la question des moyens de s'attaquer aux causes profondes des migrations. Ce groupe cherche également à renforcer la coopération avec des partenaires importants de l'UE, comme des pays d'Afrique et l'Union africaine.

L'objectif est d'offrir une protection efficace à ceux qui en ont besoin et de mener une politique efficace en matière de retour

La réforme du régime d'asile européen commun n'a pas abouti au cours de la législature qui vient de se terminer. Ce travail essentiel se poursuivra donc sous la direction de la nouvelle Commission. Les discussions thématiques et pragmatiques, menées par la présidence finlandaise afin de déterminer des objectifs communs et d'améliorer la compréhension mutuelle sur les pratiques nationales, ont permis quelques progrès.

Actuellement, certains pays d'origine des demandeurs d'asile sont assez réticents à reprendre en charge leurs citoyens qui ont été déboutés de leur demande d'asile en Europe et ne repartent pas volontairement. Pour remédier à la situation, les relations extérieures bilatérales de chaque État membre, ainsi que les accords de réadmission conclus par l'UE et les autres modalités de coopération ont une importance particulière.

L'UE cherche à résoudre les problèmes liés aux renvois par différents moyens incitant à la coopération, y compris en matière de politique commerciale. La présidence finlandaise a lancé les discussions concernant la possibilité de se servir de la politique commerciale comme outil pour la coopération en matière de migrations, sans pour autant revenir sur les principes du libre-échange, essentiels pour l'UE.

Il est également important de soutenir la réintégration des personnes qui décident de retourner dans leur pays, de manière à augmenter le nombre de retours volontaires et permanents. Le renforcement de la coopération entre les États membres et une meilleure coordination seraient très utiles à cet égard, car les pratiques actuelles de soutien à la réintégration varient considérablement et les différents moyens d'assistance sont souvent utilisés séparément sans assurer une cohérence efficace.

La réinstallation, c'est-à-dire l'accueil des réfugiés admis dans le cadre de quotas, devrait devenir un moyen plus courant pour offrir la protection dans les États membres. L'évaluation des besoins de protection internationale serait ainsi effectuée plus près des pays d'origine, ce qui affaiblirait les conditions d'activités des passeurs. Cela faciliterait également le retour et la réintégration des personnes qui n'ont pas besoin de protection.

La réinstallation pourrait aussi constituer un bon outil de travail pour les partenariats établis dans le cadre de la politique européenne de voisinage, à l'instar des modalités actuelles de coopération entre l'UE et la Turquie. Durant la présidence finlandaise, les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération entre les États membres et sur les moyens d'augmenter durablement le nombre de cas de réinstallation.

La gestion des migrations nécessite des actions étendues

La gestion des migrations était l'une des priorités politiques de la Commission de Juncker. Elle s'était donné pour principal objectif le traitement global des questions liées aux flux migratoires, et cet aspect s'est consolidé dans les débats menés au niveau de l'UE ces dernières années.

D'après Mme Ursula von der Leyen, présidente de la nouvelle Commission, les commissaires adopteront une nouvelle méthode et aborderont les questions non résolues pendant la législature précédente dans le cadre d'un agenda plus global ("un nouveau pacte pour la migration et l'asile").

Informations complémentaires

Katri Niskanen, conseillère en chef, tél. +358 295 488 672, katri.niskanen(at)intermin.fi